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 le vampirisme

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MessageSujet: le vampirisme   Mer 29 Aoû - 21:26

Le vampire est non-mort et non-vivant. Pour Dom Augustin Calmet, il est un "revenant en corps", se distinguant ainsi des revenants immatériels (fantômes ou esprits). Suivant Pérel Wilgowicz[1] les thèmes de prédilection du vampirisme sont l'ombre et le reflet, le miroir et le verre, l'oeil et le regard, le cerceuil, l'effacement de l'espace et du temps, la dent du vampyr et les voi(x)(es) du sang.

Facultés prêtées aux vampires

Selon les mythes, légendes ou auteurs, le vampire dispose de forces ou de faiblesses différentes. Ainsi, dans le roman de Bram Stoker, les facultés de Dracula sont énumérées de façon précise par l'un des personnages, le docteur Van Helsing :

« Il faut savoir que le nosferatu ne meurt pas, comme l'abeille, une fois qu'il a fait une victime. Au contraire, il n'en devient que plus fort ; et, plus fort, il n'en est que plus dangereux (...). Il se sert de la nécromancie, art qui, comme l'indique l'étymologie du mot, consiste à évoquer les morts pour deviner l'avenir, et tous les morts dont il peut approcher sont à ses ordres (...). Il peut, avec pourtant certaines réserves, apparaître où et quand il veut et sous l'une ou l'autre forme de son choix ; il a même le pouvoir, dans une certaine mesure, de se rendre maître des éléments : la tempête, le brouillard, le tonnerre, et de se faire obéir de créatures inférieures, telles que le rat, le hibou, la chauve-souris, la phalène, le renard et le loup ; il peut se faire grand et se rapetisser et, à certains moments, il disparaît exactement comme s'il n'existait plus.[2] »

Le même personnage précise toutefois plus loin que plusieurs moyens sont utilisables pour éliminer le vampire :

« Il est prisonnier, plus qu'un homme condamné aux galères, plus qu'un fou enfermé dans un cabanon. Aller là où il a envie lui est interdit. Lui qui n'est pas un être selon la nature, il doit cependant obéir à certaines de ses lois - pourquoi, nous n'en savons rien. Toutes les portes ne lui sont pas ouvertes ; il faut au préalable qu'on l'ait prié d'entrer ; alors seulement il peut venir quand il le désire. Son pouvoir cesse, comme d'ailleurs celui de toutes les puissances malignes, dès les premières lueurs de l'aube. Il jouit d'une certaine liberté, mais en des moments précis. S'il ne se trouve pas à l'endroit où il voudrait être, il ne peut s'y rendre qu'à midi, ou au lever, ou au coucher du soleil (...). Ainsi, tandis que le vampire peut parfois accomplir sa propre volonté, pourvu qu'il respecte les limitations qui lui sont imposées et se confine dans son domaine : son cercueil à lui, son enfer à lui, ou encore dans un endroit non bénit (...) ; et encore ne peut-il se déplacer qu'à des moments bien précis. On dit aussi qu'il ne peut franchir des eaux vives qu'à marée haute ou lorsque la mer est étale. Et puis, il y a des choses qui lui ôtent tout pouvoir, comme l'ail, nous le savons assez ; comme ce symbole, ma petite croix d'or, devant laquelle il recule avec respect et s'enfuit. Il y en a encore d'autres (...) : une branche de rosier sauvage, posée sur son cercueil, l'empêche d'en sortir, une balle bénite que l'on tirerait de son cercueil le tuerait et il deviendrait alors un mort véritable. Quant au pieu que l'on enfonce dans son cœur, nous savons qu'il lui donne également le repos éternel, repos éternel qu'il connaît de même si on lui coupe la tête. Il ne se reflète pas non plus dans les miroirs et son corps ne fait pas d'ombre.[3] »

Dans le premier film s'inspirant du roman, Nosferatu, Murnau n'indique qu'un seul moyen permettant d'éliminer le vampire : une femme au cœur pur doit faire oublier le lever du jour au comte. C'est de là qu'est née la croyance dans les effets nocifs des rayons du soleil sur les vampires, laquelle sera exploitée dans la plupart des films. Par ailleurs, Murnau comme les autres cinéastes ne détaillent pas autant les facultés des vampires - par soucis d'alléger l'intrigue, très certainement. Mais ils leur en prêtent d'autres ; ainsi, les films dans lesquels a joué Bela Lugosi ont développé l'idée que les vampires possédaient un pouvoir hypnotique leur permettant, notamment, de séduire efficacement les femmes.

Dans son Dracula, Coppola invente de nouvelles règles. Ainsi, son personnage principal est capable de boire et de manger. Il peut également se déplacer le jour - et pas seulement à certaines heures.

Ainsi, le vampire

se nourrit de sang ;
est déjà mort et ne peut-être tué à nouveaux que par des pratiques spéciales : pieu dans le cœur, clou dans la tête, une décapitation ou une crémation (la tradition populaire réclamait les quatre à la fois[4]). Il doit ensuite être enterré à l'angle d'un carrefour (plusieurs variantes) ;
est immortel (c'est-à-dire n'est pas soumis à la vieillesse) ;
pratique la « mastication ». Dans de nombreuses légendes, le vampire ne se nourrit pas que de sang, mais aussi d'excréments humains et de chair, même de la sienne propre : le vampire pratique en effet l'automastication de sa chair et de ses vêtements ;[5]
devient plus puissant avec l'âge, c'est-à-dire qu'il résistera mieux aux lieux saints ou à l'eau bénite par exemple ;
a le teint pâle [4] ou une peau d'une blancheur blafarde ;
a la faculté de se transformer en animal (animal quelconque[4] ou uniquement loup, chauve-souris selon les auteurs) ou en brume[4]. Les formes qui lui sont prêtées selon les auteurs peuvent être diverses : grenouille, araignée, parfois même légumes et autres objets inanimés. Il convient de noter que, contrairement à l'homme atteint de lycanthropie, qui doit ôter ses vêtements avant de prendre la forme du loup-garou, le vampire ne semble pas avoir besoin de se déshabiller pour se changer en animal ;
est très fort, très rapide, a une excellente vision nocturne[4] ;
peut être repoussé, blessé par des symboles sacrés (crucifix, eau bénite)[4] ;
ne supporte pas la lumière du soleil ;
peut lire dans les pensées ;
ne se reflète pas dans les miroirs ;
ne peut franchir un seuil ou pénétrer dans un bâtiment sans y avoir été invité ;
ne peut franchir l'eau courante ;
est indisposé par l'odeur de l'ail ;
est obligé de compter toutes les graines d'un sac renversé devant lui, et de dénouer tous les nœuds qu'il croise, même si le jour arrive, et ne peut s'en détourner que lorsqu'il a fini de les compter ;[6]
a un don pour la séduction dont il se sert pour approcher certaines de ses proies, souvent des femmes.
ne doit pas boire le sang et manger la chair d'un humain mort, qui peut leur causer un empoisonnement très grave.
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MessageSujet: Re: le vampirisme   Mer 29 Aoû - 21:26

Le vampire dans l'Histoire

Le Vampire (The Vampyre) de Philip Burne-Jones Bt.L'histoire du vampire commence très tôt, mais trouvera son apogée lors des XVIIe et XVIIIe siècles, où les témoignages de vampires se font plus nombreux.


Chronologie
La préhistoire et l’Antiquité ont vu naître les vampires et les premiers hommes en ont laissé des traces diverses. On retrouve les premières traces d'êtres buveurs de sang sur un vase préhistorique, découvert en Pologne.


Antiquité
La Bible déjà, par le biais de la nécromancie, fait des allusions aux vampires.

Dans la Grèce antique, les ombres du royaume d'Hadès sont friandes du sang des victimes (cf. Homère, Odyssée, X, 520-540, « Circé »). Les Anciens craignaient l’errance sur Terre s’ils n’étaient pas enterrés par leur famille ou leurs amis car le repos définitif venait de l’incinération, ce qui explique le mythe de Polynice. Aristée, Platon et Démocrite soutenaient que l'âme peut demeurer auprès des morts privés de sépulture. Les âmes malheureuses et errantes se laissent alors attirer par l'odeur du sang. On peut se référer à Porphyre de Tyr (Des sacrifices, ch. II « Du vrai culte »). Les devins se servaient alors de ces âmes pour deviner les secrets et trésors. Ayant connaissance de leur présence, les hommes cherchèrent des moyens pour les apaiser ou les contrer. En Crète, selon Pausanias, on enfonçait dans la tête de certains morts un clou. Ovide aussi parlera des vampires. Théocrite note aussi les empuses (spectres multiformes de la nuit pouvant se muer en monstres innommables ou en créatures de rêve, aussi appelées démons de midi).

Dans l'Empire romain, on trouve la loi Jus Pontificum selon laquelle les corps ne devaient pas être laissés sans sépulture. De plus, les tombes étaient protégées contre les voleurs et ennemis. Les violations étaient considérées comme sacrilège et punies de mort. On rencontre Lamia, une goule nécrophage, reine des succubes dévorant les fœtus et effrayant les enfants la nuit (Horace, Art poétique, 340). De Lamia viennent les lamies, plus nécrophages que vampires : lascives, ondoyantes, serpentines, avides de stupre et de mort, aux pieds de cheval et aux yeux de dragon. Elle attiraient les hommes pour les dévorer et peuvent s'apparenter aux succubes. Elles prenaient le surnom plus connu de stryges à cause de leurs cris perçants. On note aussi les striges, démons femelles ailées munies de serres, et les omosceles, démons aux pieds d'ânes qui s'attaquaient aux voyageurs égarés
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MessageSujet: Re: le vampirisme   Mer 29 Aoû - 21:27

Causes rationnelles du vampirisme
Plusieurs causes parfaitement rationnelles peuvent expliquer de nombreux cas de supposé vampirisme. Cependant, il semble que même cumulés, elles ne suffisent pas à expliquer la totalité des cas.

Parmi les causes invoquées, citons :

la rage : la rage a été comparée au vampirisme par les fortes similitudes dans les symptômes et les comportements de ceux qui en sont atteints :
la rage développe un comportement agressif notamment par la morsure et déforme le visage, pouvant laisser apparaitre les dents ;
la rage donne un teint pâle à qui en est atteint ;
la rage peut être véhiculée par des chauves-souris ;
les patients rabiques souffrent d'hyperesthésie en fin de vie (sensibilité à la lumière, peur de la lumière du jour) ;
les patients rabiques souffrent d'hydrophobie (peur des liquides, donc de l'eau bénite) ;
les patients rabiques peuvent souffrir d'hypersensibilité aux odeurs fortes, comme par exemple celle de l'ail ;
la rage peut entraîner des insomnies donc une forte activité la nuit ;
la rage se propage, entre autres par la morsure ;
enfin, une épidémie de rage a sévi en Europe de l'Est au moment des premiers récits de vampires ;
la Xeroderma pigmentosum qui est à proprement parler la maladie des vampires ;
l'hyperesthésie : les malades craignent les lumières trop dures (celle du soleil), et les fortes odeurs (celle de l'ail) ;
l'hydrophobie : les malades avancés ont d'insoutenables sensations de brulure en cas de contact avec l'eau (avec l'eau bénite) ;
les insomnies : les malades souffrent d'insomnie (les vampires ne vivent que la nuit) ;
la catalepsie ;
un enterrement accidentel : voir le cas d’Alexandre Anderson, rapporté par Colin de Plancey [7] ;
la porphyrie. C'est un déficit d'une des enzymes intervenant dans la dégradation de l'hémoglobine. C'est une maladie congénitale très rare (un cas sur 200000). Une des porphyries se manifeste généralement par une urine qui vire au rouge après exposition à la lumière, une autre par une hyperpilosité (hypertrichose) et une autre par des malformations dentaires. Cependant, la « maladie du vampirisme », que l'on peut trouver chez certaines personnes en Transylvanie et en Roumanie, ou dont la lignée génétique remonte à des personnes originaires de ces contrées, n'a aucun lien avec la porphyrie ;
le lupus erythematosus ;
les terres riches en arsenic. Les eaux arsenicales préservent les corps, ce qui peut expliquer certains cas de cadavres préservés. Les cas les plus célèbres de vampirisme sont signalés en terre orthodoxe, où la non-putréfaction est signe diabolique (au contraire du catholicisme qui la considère comme un signe divin) ;
la tuberculose : la propagation du vampirisme ressemble beaucoup à celle de la tuberculose.
les propriétés de l'ail, qui fluidifie le sang et empêche la coagulation.
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